vendredi 8 juin 2012

Pour faire venir le soleil...






Je mets des bracelets assortis à mon coupon de Poppy & Daisy trop beau / je goûte des étrangetés nippones / je fais du riz au lait à la vanille et à la rhubarbe (et je décide que je n'aime décidément pas ça) / j'admire le laurier rose offert par ma maman jolie / j'assouvis mon envie de pastéis de nata qui me poursuit depuis quelques semaines (et j'en veux encore !!!).

Et vous, que faites-vous pour donner aux jours pluvieux de juin un petit air d'été ?

jeudi 7 juin 2012

One moment





Chez Papy et Mamie, au jardin. Juin 2012

mercredi 6 juin 2012

L'absence







Pas vraiment le courage de venir poser des mots ici en ce moment... Il fait froid, j'ai juste envie de me pelotonner sous la couette en rentrant du travail. Je passe mon temps sur les sites de bricolage à inventer notre future salle de bains. J'ai peint la chambre à coucher, j'ai teint le parquet (mais je ne suis pas vraiment satisfaite du résultat, enfin tant pis), il me reste à le vitrifier, ça sera pour ce week-end. Le temps des apéros a repris, on mange du lomo, des tartes pâte sablée / mascarpone citron vert / rhubarbe pochée  / fraises à la menthe. Les enfants arrivent avec quelques fleurs du jardin à la main, les pivoines du marché éclosent doucement. On picore les oeufs au chocolat Cadbury de Peter/Granddad. On regarde le jubilé in english. Le temps passe doucement quand on attend.

samedi 26 mai 2012

Here comes the sun








On ne dirait pas comme ça mais j'ai passé ma journée à peindre les murs de notre future chambre en écoutant la radio à fond, c'était trop bien :) Et puis vers 18h il faisait encore super beau, j'ai même eu le temps de me balader, d'aller faire quelques courses à la Biocoop pour le petit diner entre amis de demain soir, et préparer une salade de pâtes/fenouil/feta/radis/olives pour me & Mister P., de bavarder avec ma gentille infirmière, d'aller regarder l'herbe pousser dans le jardin, de passer quelques coups de fils à des copines...

Le rendez-vous de jeudi m'a laissée un peu dans l'expectative, re-rebelote demain (écho, prise de sang), ça commence à être la routine !

Un week-end bien rempli nous attend, plein de visites, d'amis, de famille, de peinture, de cuisine, de vie quoi !
Bon, je me sauve, il faut que j'aille étudier mon nuancier pour choisir la couleur de la future salle de bains ♥
Bon week-end à toutes !

mercredi 23 mai 2012

Rebelote



Je ne vous avais pas montré mes petites cartes et étiquettes Zü gagnées chez Paper Plane Home, elles sont trop mignonnettes... Merci Cécile, merci

Les examens sont passés, il faut recommencer jeudi. Et le médecin m'a gentiment expliqué que pour des raisons d'emploi du temps auxquelles ils n'avaient pas vraiment pensé, l'intervention prévue n'aurait peut-être pas lieu à cause du jour férié de la semaine prochaine. Autant dire que j'étais ravie, j'ai failli me mettre à pleurer dans son cabinet (mais je ne l'ai pas fait, j'ai attendu d'avoir passer la porte, et en fait j'étais plus énervée que triste)... Comme par hasard, je suis en train de lire "Le choeur des femmes" de Martin Winckler, un roman qui se passe dans un service gynéco d'un hôpital, et je me demande si les médecins comme dans ce livre ça existe pour de vrai... Parce que moi, ce matin, j'ai eu l'impression d'être un numéro, pas une personne. Bref, ça n'est pas si grave, mais je crois que ces messieurs qui savent sans doute des tas de choses que je ne sais pas ont un peu oublié ce que c'est que la relation de soin, la vraie. L'importance de l'humain dans celle-ci. Des mots, des explications, de la considération, de l'attention à l'autre. Ma mère m'avait prévenue en me disant qu'il faudrait dans tout ce parcours que je compte sur les paramédicaux qui allaient m'entourer, et je comprends maintenant pleinement le sens de ses mots. Heureusement que mes super chouettes infirmiers sont là, que les filles du labo sont adorables, parce que franchement, sans eux je crois que ça serait beaucoup plus dur. Sinon ça va, je digère, j'attends jeudi en souriant parce que zut, je ne suis pas à plaindre quand même, et puis vos p'tits mots me réchauffent le coeur et calment ma colère :)


mardi 22 mai 2012

Malmö & Lulea



Il était une fois, tout au Sud d'une contrée lointaine et peuplée de créatures étonnantes, de jolies fées qui de leur doigts faisaient des merveilles... Pour combattre la grisaille maléfique qui s'abattait sur tout le pays, les fées décidèrent de se réunir dans une ville qui par son nom était déjà un antidote, la ville rose, et de partager leurs mille et un objets colorés et joyeux pour les faire rejoindre les quatre coins de la France. Repeupler les maisons de pauvres hères déprimés par le crachin et le vent de douces créations poétiques, telle était leur mission, et c'est ainsi que le 1er juin, le soleil revint...

Si mon Grand Nord n'était pas si loin, c'est à pas de géant que je me rendrais à cette belle exposition-vente, Malmö & Luleå, qui aura lieu à Toulouse les 1er, 2 et 3 juin prochains.


Vous pourrez y retrouver de talentueuses créatrices et de bien chouettes boutiques...


Malmö & Luleå, c'est chez Sarat & Canovas au 57 rue Riquet à Toulouse, et pour en savoir plus, il y a un blog ici et une page Facebook .



Le lundi sans soleil






Depuis de longs mois, je mûris un petit projet de recueil des souvenirs culinaires de ma famille et de celle de Mister P. Avec l’achat de la petite maison, il a un peu été mis de côté, mais je recommence à y penser. Mister P’s grandma m’a confié le livre de recettes de sa mère, la great-grandma de mon chéri, Ida. La recette de la mincemeat y cotoie celle de l’elderberries wine, des flapjacks, des meltings moments, du crab apples chutney, du légendaire Christmas cake de Peter (le grand-père de Mister P.)…

Ma tata chérie m’a prêté le précieux carnet de recettes de Mémère Solange, qui contient entre autres la recette de sa merveilleuse brioche et de son gâteau long qui me rappelle tant de souvenirs d’enfance…
Je ne sais pas encore vraiment quelle forme ce petit récit prendra, mais tant d’émotions passent par ces recettes qui se transmettent, qui se transforment, qui se réinventent ou qui se suivent religieusement au fil des années, j’ai envie de les saisir au vol, de les mettre en bocal pour ne pas oublier.

En attendant, je picore des sushis sur le coin de mon bureau, je mange des tartines de gorgonzola et je fais des smoothies cerises-bananes-fraises-menthe.

Et ce matin, première série d’examens… Fingers crossed :)


lundi 21 mai 2012

Best scones ever, true story *


Ça faisait longtemps que je cherchais une bonne recette de scones, j'en avais déjà testées mais elle ne m'avaient pas convaincues à 100%... Quand je suis tombée sur ce billet, le titre m'a tout de suite interpellée et je l'ai vite glissée dans mes favoris, dans l'attente du jour où...

Chez nous, les matins où on lézarde, c'est petite douceur home made pour petit déjeuner au lit, obligatoire ! Soit Mister P. me passe commande expresse, soit j'improvise avec ce que j'ai dans mes placards. Comme je suis souvent d'humeur assez taciturne le matin, ça me permet de me réveiller tout doucement, au son de France Inter, dans ma cuisine moche mais du coup je rêve à quand elle sera toute refaite et toute fonctionnelle et jolie. Mais le moment que je préfère, c'est quand je monte les escaliers avec le plateau, et que je vois les yeux de Mister P. s'éclairer de gourmandise en découvrant ce que je lui ai concocté.


Ce matin-là, j'avais tout ce qu'il me fallait pour tenter cette recette. Le résultat m'a comblée, des scones bien dodus, très moelleux, avec une bonne levée qui fait qu'on peut les couper en deux facilement (THE graal du scone selon moi)... Et le top, c'est qu'ils se gardent très bien (alors que les autres scones ont tendance à très vite rassir). Pour ma part, je les mets quand même une ou deux minutes au grille-pain avant de les déguster, parce que je trouve ça meilleur chaud !


Voici la recette de Miss Loukoum, légèrement adaptée :

Pour 8 scones :

350g de farine
¼ de cuillère à café de sel
1 sachet de levure chimique
85g de beurre coupé en petits cubes
2 cuillères à soupe de sucre semoule
115 mL de lait fermenté
60 mL de lait
1 œuf battu

Préchauffer le four et la plaque de cuisson (recouverte de papier cuisson) à 220°C.
Dans un bol mélanger la farine, le sel et la levure chimique. Ajouter ensuite le beurre en morceaux et mélanger avec les doigts pour obtenir une texture sableuse. Ajouter le sucre et mélanger.

Mélanger le lait fermenté et le lait (Loukoum dit qu'il faut faire tiédir les deux laits, mais je ne sais pas si c'est pour faire infuser la vanille qu'elle ajoute ou si cela a une utilité autre dans la recette. Du coup j'ai fait tiédir mes deux laits mais j'ai trouvé que ça donnait un aspect bizarre au lait fermenté donc je pense que la prochaine fois je zapperai cette étape).
Faire un puits dans le bol contenant la préparation sèche, y ajouter les laits et mélanger avec la lame d’un couteau non coupant (couteau à bout rond).
Fariner le plan de travail, y verser le contenu du saladier, pétrir en repliant la pâte plusieurs fois sur elle-même (ne pas trop pétrir la pâte).
Etaler la pâte obtenue avec le plat des mains (et non pas au rouleau à pâtisserie) pour avoir une épaisseur de 3,5-4 centimètres et découper des cercles de pâte avec un emporte pièce rond lisse de 5 centimètres de diamètre, fariner un peu l’emporte pièce si nécessaire et découper les scones d’un coup franc et sec pour avoir ensuite une belle levée. Une fois quelques scones découpés, rassembler le reste de pâte, pétrir brièvement pour former une pâte homogène et répéter l’opération jusqu’à épuisement.
A l’aide d’un pinceau badigeonner le dessus des scones d’un peu de jaune d’œuf mélangé à du lait puis enfourner pour 12 à 14 minutes à 220°C.

Déguster les scones tièdes à la sortie du four ou les réchauffer brièvement avant dégustation, au grillep-ain coupés en deux ou au four.


Impossible de s'arrêter d'en manger du coup, ça a été petit déj + goûter scones. Je n'avais pas de clotted cream alors on s'est contenté de crème fraîche très épaisse et de confiture de pêches de vigne, et pour le goûter j'en ai testé un tartiné de confit de sésame mais je trouve que ça camoufle trop le goût du scone, même pas drôle.



(oui, je mets toujours des branches entières à infuser, c'est parce que je suis une grosse feignasse, encore plus depuis que j'ai une belle jardinière remplie de plantes aromatiques à la fenêtre de ma cuisine)...

Ce matin, c'était semoule au lait au citron avec une compotée de fraises et de bananes et des fraises fraîches (mais je n'ai pas pris de photo, oups). C'était une recette d'un Elle à table qui date d'il y a quelques mois, je vous mettrais bien un lien mais leur site semble avoir quelques problèmes au moment où j'écris ce billet alors de mémoire la voici :

- 4 verres de lait
- 1 verre 1/2 de semoule fine
- 1/2 verre de sucre
- le zeste râpé d'un citron
- 2 oeufs

Faire chauffer le lait dans une casserole, y ajouter le zeste de citron râpé finement. Une fois que le lait est chaud, ajouter la semoule et le sucre en remuant rapidement pour éviter la formation de grumeaux. Cuire quelques minutes à petit bouillon, puis retirer du feu. Laisser refroidir la semoule au lait. Pendant ce temps, séparer les blancs des jaunes et monter les blancs en neige. Quand la semoule est refroidie, ajouter les jaunes d'oeufs en remuant vivement, puis les blancs d'oeufs en neige.
Servir dans de petits ramequins, avec un coulis de fruits, une compotée ou des fruits frais.
(moi j'ai fait revenir dans un petit peu de beurre une banane en rondelles, des fraises coupées, un peu de sucre et j'ai ajouté un petit peu de rhum au gingembre que j'ai laissé évaporer sur feu vif).

* en référence au titre du billet de Miss Loukoum, merci pour cette formidable recette !

samedi 19 mai 2012

Au chaud




Merci pour vos mots sur le billet d'hier. Je crois que j'ai écrit cela pour poser ce qui me fait de la peine quelque part où je sais que ces pensées, ces émotions seront reçues avec bienveillance et amitié, et rien que de le dire, de l'écrire, mes idées noires s'envolent...
Du coup, je me remets à bidouiller de petits bijoux, ici un collier test qui me plait pas mal, il faut que j'améliore un peu ma technique de perles géométriques mais j'aime assez le rendu (sauf qu'en vrai la perle du milieu est rose fluo et pas rouge comme elle apparaît là et du coup c'est vachement plus beau d'abord)...
Et sinon j'ai trouvé du trapilho chez Hema, je suis trop contente (j'ai une petite idée de ce que je vais faire pour commencer, encore du bijoutage - mais ça c'est si j'arrive à peindre plus vite que mon ombre notre future chambre !!!) Trop contente, Mister P. a presque fini de poncer le parquet, demain sous-couche et dimanche première couche, wouhou !

DIY jewellery for me on a rainy thursday, and I'm glad I found some trapilho because I have a few ideas to use it (that is if Im' able to paint the whole bedroom in a day tomorrow)...

vendredi 18 mai 2012

Y penser (ou pas)


Quand j'étais petite, il y a eu une période où j'avais très peur des fantômes et des esprits. Le soir, sous ma couette, je me forçais à répéter "je crois aux fantômes, je crois aux esprits, je crois aux fantômes..." parce que je me disais que si je soutenais que je ne croyais pas en eux pour me rassurer, alors le risque qu'ils viennent me visiter pour me prouver leur existence serait décuplé... C'était un raisonnement un peu tiré par les cheveux, je l'avoue. 
Aujourd'hui je suis une grande fille, je n'ai plus peur des revenants (encore que, le soir seule dans la maison...), mais je me débats depuis un moment avec des questions qui me renvoient à ces angoisses irrationnelles... Quand on espère un bébé, tout le monde n'a de cesse de vous dire qu'il ne faut pas y penser, qu'il ne faut pas en faire une obsession puisque cela risquerait de bloquer le corps dans ce processus complexe.
Ma gynéco y est allée de son petit couplet il y a plusieurs mois déjà, elle m'avait à l'époque conseillé d'acheter une maison pour me décentrer de ce désir d'enfant. Avec des travaux, si possible. Nous nous sommes donc exécutés avec conviction, avons vécu le stress du déménagement, de l'emménagement, la totalité des pièces à restaurer, la poussière, les cartons. Et rien.
La semaine dernière, c'est mon médecin de famille qui a remis ça, et m'a expliqué qu'il me fallait absolument penser à autre chose, ne pas mettre tous ces espoirs dans la procédure dans laquelle nous nous sommes engagés, sous peine de bloquer un truc dans mon hypophyse dont tout le reste dépend.

Moi j'écoute, j'écoute patiemment tous ces gens me dire ce qu'il faut que je ressente, ce qu'il ne faut pas que je ressente, et j'entends, je comprends ce qu'ils me disent, je comprends leur raisonnement. Je leur dis "oui docteur bien sûr docteur, je vais essayer docteur, c'est pas facile vous savez docteur, mais je sais que vous avez sans doute raison docteur". Et au fond de moi, j'ai envie de crier, de hurler. Parce que je n'ai aucune idée de comment faire pour ne plus y penser. Parce qu'il n'y a pas un jour sans qu'un mot, un évènement ne me rappelle ce désir qui m'habite. Parce que la piqûre et les examens qui vont être mon lot quotidien pendant quelques temps me laissent difficilement le loisir de lâcher prise. Parce que quand je pense "ne pas y penser" j'y pense quand même alors je me dis "pense à penser que tu n'y penses pas" et j'ai envie de pleurer parce que je me revois, petite, à me débattre avec mes fantômes.

Quand on espère un bébé, on apprend à écouter le moindre soubresaut de son corps, le moindre micro-changement, et bien sûr, on se méfie, mais surtout, surtout, on espère, tout le temps. Et on y pense. On se dit "il faut que je fasse confiance à mon corps", mais on se dit aussi que ce corps qui ne fait rien comme il devrait est bien décevant. On garde pour soi toutes ces observations, parce qu'on ne va pas abreuver son chéri et ses copines de ses élucubrations, ses "cette fois c'est bon j'en suis sûre je le sens je serais pas un peu fatiguée là j'ai super faim j'ai un peu mal dans les seins je me sens un peu bizarre", on garde pour soi ses pleurs quand on réalise que tout ça c'était juste dans sa tête. On vit sa vie, on rit on pleure on s'amuse on mange on blogue on s'engueule on se réconcilie on est heureux mais dans son coeur, dans son corps, il y a toujours cette petite pensée pour ce bébé qui tarde à venir. Tous les jours.

Alors si quelqu'un a le mode d'emploi pour "ne pas y penser", je le veux bien, parce que moi, je n'ai aucune espèce d'idée de comment on fait ça.