vendredi 20 juillet 2012

Les jours au gout d'ete






Les jours au goût d'été, on gonfle des boules de papier avant de les accrocher dans la nouvelle chambre, on cuisine vite fait des crumble à la rhubarbe du jardin qu'on mange allongés dans le lit le soir, on s'habille de rose et on sort ses orteils, enfin.
Mister P. était surexcité ce soir car il a réussi à restaurer les petits bitoniaux qui tiennent les volets - le reste de la maison s'écroule mais nos accroche-volets brillent de mille feux donc tout va bien - le sens du détail de mon homme ♥ - sur le côté, il y a une petite ancre, et sur l'autre est gravé le mot "crevette" :)

La recette du crumble à la rhubarbe :
- 900 gr de rhubarbe en petits morceaux
- 200 gr de sucre roux (ici, sucre muscovado) - 85 gr pour la rhubarbe et 115 gr pour le crumble
- 225 gr de farine bise (T80)
- 115 gr de beurre
- un peu de sel

Faire chauffer le four à 190°.
Découper la rhubarbe en petits tronçons. Mélanger avec les 85 gr de sucre et disposer dans un plat à four.
Mélanger du bout de doigts les 225 gr de farine, les 115 gr de sucre, une bonne pincée de sel et le beurre coupé en petits carrés jusqu'à obtenir une consistance sablonneuse.
Disposer le mélange sur la rhubarbe et enfourner jusqu'à ce que la croûte soit bien dorée. Déguster tiède, avec un peu de crème épaisse ou de crème anglaise. Miam !

Et au fait, pour celles qui ont demandé, la housse de couette à fleurs vient d'ici, en soldes :)

jeudi 19 juillet 2012

The good life


Un petit billet en direct de mon déjeuner devant mon ordinateur pour vous dire merci, merci pour vos petits mots si doux, si gentils, si charmants et qui m'étonnent toujours à chaque fois que je les découvre. C'est drôlement chouette d'être blogueuse, on prend des photos de haricots et on reçoit des commentaires bien plus savoureux que le plat qu'on en a fait...

♥♥♥♥♥♥♥♥♥

mercredi 18 juillet 2012

Everyday beauty*












* en référence à elle que j'aime visiter un peu beaucoup passionnément à la folie !

Le matin, dans le train, quand je suis trop endormie pour lire ou travailler, j'observe les voyageurs petit-déjeuner. Il y a ceux qui mordent à pleines dents dans leur croissant et boivent leur café allongé dans les gobelets en carton achetés au petit buraliste de la gare avant de partir, il y a les inconditionnels du petit espresso avalé vite fait sur le quai en fumant la première cigarette de la journée, il y a les jeunes femmes d'une trentaine d'années qui grignotent leur sachet de Petit Beurre ou de Choco BN en sirotant à la paille leur brickette de jus de pomme (ce sont mes préférées).
Ce matin, il y avait un monsieur qui se parlait à lui-même, tout bas, avec l'air très animé qu'on a lors d'une conversation passionnante, sauf qu'aucun son ne sortait de sa bouche et qu'il était seul face à la porte du train. Une fois arrivé à Paris, il a ouvert la porte du train en s'aidant d'un vieux mouchoir usagé pour ne pas avoir de contact avec la poignée (je suis sûre que vous y penserez la prochaine fois que vous prendrez le train - ne vous étonnez pas si vous attrapez un rhume).
Le matin, j'aime quand j'arrive dans Paris encore endormie, et que je flâne avant une réunion sur des bords de Seine déserts. Ce que je préfère, c'est avoir un rendez-vous dans un endroit que je ne connais pas, alors je m'équipe de mon sempiternel petit plan de Paris qui me fait ressembler à une touriste et m'attire irrémédiablement des "vous êtes perdue ?" des garçons qui s'ennuient. Bien sûr, je réponds toujours "non non tout va bien" avec mon air très avenant et deux fois sur trois je me perds pour de vrai. Mais du coup, j'en profite pour lever les yeux et regarder ce qui m'entoure, ce qu'on ne fait pas beaucoup dans ses trajets quotidiens, vous en conviendrez. J'aime particulièrement les petits passages et leurs enseignes vieillottes. Parfois, je croise une fille avec un chignon en forme de noeud, alors je la photographie de dos en priant pour qu'elle ne se retourne pas (comment faites-vous pour photographier des inconnus ? Je ne sais jamais comment m'y prendre, saisir le moment, demander l'autorisation ?).
Le soir, je monte dans le train, je ne regarde personne, je fais surtout bien attention à ne pas me mettre à côté du super-groupe de super-potes-de-train qui se retrouvent tous les soirs après le travail et qui ont un amour du calembour et de la blague sexiste un peu trop développé à mon goût (niveau Jean-Marie Bigard pour vous donner une idée). Je repère les habitués (mon ancien voisin et son vélo , le jeune homme qui a fait une crise d'épilepsie pendant un trajet un jour, le vieux monsieur qui me fait penser à mon papy, avec son sac à dos et ses mains caleuses).
Je me plonge dans mon livre en cours et je m'endors bercée par le bruit régulier du roulement du train sur les rails.
Une fois rentrée dans ma petite maison en chantier, je suis accueillie par un Mister P. extatique parce qu'il a réussi à (au choix) monter sa structure de plafond autoportant / démonter le vieux radiateur / installer l'électricité pour les spots / enfin compris le mode d'emploi de l'aérateur de salle de bains.
J'écoute son petit compte-rendu de travaux avec toute l'attention dont je peux faire preuve à cette heure et je finis affalée sur mon canapé à équeuter des haricots en regardant la dernière saison de Skins. Everyday routine, everyday beauty ♥

mardi 17 juillet 2012

Instantanés du lundi




Un jour entier sans pluie, tout arrive, yeepeeee :)
Petits achats de déco pour la chambre chez Anna K Bazaar / Déjeuner en bonne compagnie chez Gontran Cherrier (je l'ai vu en vrai, il est petit et très beau !) / Pour changer, glace à la pêche et au miel de tilleul selon la recette d'hier, miam !
Et ce soir, grands questionnements existentiels sur la place du lavabo dans la salle de bains, tentative avortée de croquis sur SketchUp (perso j'ai abandonné au bout de 2 minutes, la vie d'obsédés des travaux est définitivement passionnante !!!)...

lundi 16 juillet 2012

Sur la pointe des pieds

Comme elle, comme elle (en légèrement plus long, je vous le concède), j'ai déserté la blogo. Mais me direz-vous, pourquoi cette longue absence, ces mails sans réponse, ce silence virtuel ?
Plusieurs options :
- Je suis partie en voyage dans une contrée exotique.
- J'avais tellement honte du résultat désastreux de mon dernier billet sur la météo que j'ai décidé de devenir blogo-abstinente pendant un mois.
- Je me suis faite ensevelir sous les gravats de la cheminée qui - désormais - ne trône plus dans notre salle de bains.
- Je n'avais juste pas grand chose à dire, pas grand chose à montrer, pas beaucoup d'énergie, un peu le vague à l'âme, alors j'ai préféré me requinquer et revenir plus joyeuse.

Bon, la vérité vous vous en doutez, c'est que quand on manque de la petite étincelle qui donne envie le soir d'aller écrire un billet, choisir des photos, imaginer un petit récit, réfléchir à des idées de posts, et bien il vaut mieux s'abstenir.



Donc non, je ne suis pas partie en voyage, je les vis par procuration cette année encore (fichus travaux - alors je me délecte de ses récits), j'ai quand même un peu honte que mes incantations au soleil aient eu des effets si désastreux, je n'ai plus de cheminée dans ma salle de bains, qui ressemble à un champ de bataille pour l'instant, et je me requinque petit à petit même si j'attends mes congés avec impatience (encore deux petite semaines).
J'ai beaucoup, beaucoup pensé à elle.
J'ai regardé tous les épisodes de Jamie's Great Britain et j'ai décidé que c'était le 2ème homme de ma vie, même s'il donne des noms de chiotte à ses enfants.
J'ai eu envie d'aller vivre outre-manche.
Je n'ai pas fait les soldes.
Je me suis délectée de ma nouvelle chambre toute belle, de mes draps fleuris trop jolis.
J'ai mangé beaucoup de glace aux abricots home made (mettre à congeler des abricots frais quelques heures avant de préparer la glace, mixer les abricots avec un blanc d'oeuf et un peu de sucre, remettre au congélateur une heure et déguster ! C'est tout bête mais c'est trop bon, et on peut faire ça avec n'importe quel fruit, ananas, pêche, fraises, mangue... Le blanc d'oeuf rend la préparation un peu crémeuse, et permet de limiter la formation de cristaux je crois).
Et je suis heureuse d'être de retour parmi vous !

vendredi 8 juin 2012

Pour faire venir le soleil...






Je mets des bracelets assortis à mon coupon de Poppy & Daisy trop beau / je goûte des étrangetés nippones / je fais du riz au lait à la vanille et à la rhubarbe (et je décide que je n'aime décidément pas ça) / j'admire le laurier rose offert par ma maman jolie / j'assouvis mon envie de pastéis de nata qui me poursuit depuis quelques semaines (et j'en veux encore !!!).

Et vous, que faites-vous pour donner aux jours pluvieux de juin un petit air d'été ?

jeudi 7 juin 2012

One moment





Chez Papy et Mamie, au jardin. Juin 2012

mercredi 6 juin 2012

L'absence







Pas vraiment le courage de venir poser des mots ici en ce moment... Il fait froid, j'ai juste envie de me pelotonner sous la couette en rentrant du travail. Je passe mon temps sur les sites de bricolage à inventer notre future salle de bains. J'ai peint la chambre à coucher, j'ai teint le parquet (mais je ne suis pas vraiment satisfaite du résultat, enfin tant pis), il me reste à le vitrifier, ça sera pour ce week-end. Le temps des apéros a repris, on mange du lomo, des tartes pâte sablée / mascarpone citron vert / rhubarbe pochée  / fraises à la menthe. Les enfants arrivent avec quelques fleurs du jardin à la main, les pivoines du marché éclosent doucement. On picore les oeufs au chocolat Cadbury de Peter/Granddad. On regarde le jubilé in english. Le temps passe doucement quand on attend.

samedi 26 mai 2012

Here comes the sun








On ne dirait pas comme ça mais j'ai passé ma journée à peindre les murs de notre future chambre en écoutant la radio à fond, c'était trop bien :) Et puis vers 18h il faisait encore super beau, j'ai même eu le temps de me balader, d'aller faire quelques courses à la Biocoop pour le petit diner entre amis de demain soir, et préparer une salade de pâtes/fenouil/feta/radis/olives pour me & Mister P., de bavarder avec ma gentille infirmière, d'aller regarder l'herbe pousser dans le jardin, de passer quelques coups de fils à des copines...

Le rendez-vous de jeudi m'a laissée un peu dans l'expectative, re-rebelote demain (écho, prise de sang), ça commence à être la routine !

Un week-end bien rempli nous attend, plein de visites, d'amis, de famille, de peinture, de cuisine, de vie quoi !
Bon, je me sauve, il faut que j'aille étudier mon nuancier pour choisir la couleur de la future salle de bains ♥
Bon week-end à toutes !

mercredi 23 mai 2012

Rebelote



Je ne vous avais pas montré mes petites cartes et étiquettes Zü gagnées chez Paper Plane Home, elles sont trop mignonnettes... Merci Cécile, merci Zü ♥

Les examens sont passés, il faut recommencer jeudi. Et le médecin m'a gentiment expliqué que pour des raisons d'emploi du temps auxquelles ils n'avaient pas vraiment pensé, l'intervention prévue n'aurait peut-être pas lieu à cause du jour férié de la semaine prochaine. Autant dire que j'étais ravie, j'ai failli me mettre à pleurer dans son cabinet (mais je ne l'ai pas fait, j'ai attendu d'avoir passer la porte, et en fait j'étais plus énervée que triste)... Comme par hasard, je suis en train de lire "Le choeur des femmes" de Martin Winckler, un roman qui se passe dans un service gynéco d'un hôpital, et je me demande si les médecins comme dans ce livre ça existe pour de vrai... Parce que moi, ce matin, j'ai eu l'impression d'être un numéro, pas une personne. Bref, ça n'est pas si grave, mais je crois que ces messieurs qui savent sans doute des tas de choses que je ne sais pas ont un peu oublié ce que c'est que la relation de soin, la vraie. L'importance de l'humain dans celle-ci. Des mots, des explications, de la considération, de l'attention à l'autre. Ma mère m'avait prévenue en me disant qu'il faudrait dans tout ce parcours que je compte sur les paramédicaux qui allaient m'entourer, et je comprends maintenant pleinement le sens de ses mots. Heureusement que mes super chouettes infirmiers sont là, que les filles du labo sont adorables, parce que franchement, sans eux je crois que ça serait beaucoup plus dur. Sinon ça va, je digère, j'attends jeudi en souriant parce que zut, je ne suis pas à plaindre quand même, et puis vos p'tits mots me réchauffent le coeur et calment ma colère :)